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Au gui l’an neuf

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Une plante qui porte bonheur !
 

En ce dernier jour de l’année, nombreux peut-être seront ceux qui s’embrasseront sous une branche de gui aux douze coups de minuit, suivant par là une tradition séculaire.

 

Mais que savons-nous au juste sur le gui ?

A la fois espèce végétale parasite très courante qui se nourrit de la sève des arbres et plante médicinale reconnue. En effet, bien que toxique, il est utilisé en phytothérapie à des doses infinitésimales, notamment dans le traitement de certains cancers et de l’épilepsie.
 
Le gui fait figure d’ « extraterrestre” au sens propre et figuré, car il ne touche jamais le sol sous peine de mourir et ses feuilles restent magiquement vertes tout l’hiver, ce qui pour nos ancêtres les Gaulois était un gage d’immortalité.
 
Il existe plusieurs sous-espèces de gui dont notamment un gui à sapin, un gui à pin et un gui à feuillus, de loin le plus répandu, qui peut envahir jusqu’à une centaine d’espèces d’arbres et d’arbustes. Il est cependant très rare sur le chêne. Pas étonnant donc que le gui cueilli sur le chêne, arbre symbole de force et de puissance, ait été jadis très recherché et vénéré par les druides, dont notre célèbre Panoramix !
 
 

Comment colonise-t-il les arbres ?

Fauvette à tête noire
 
Les deux principaux oiseaux propagateurs du gui sont la fauvette à tête noire, qui écrase les fruits sur les branches pour en manger l’intérieur (baies un peu visqueuses et collantes, qui sont à l’origine de la glu) en laissant la graine sur place et bien collée à la branche telle un chewing-gum. Et la grive draine qui mange les fruits et rejette les graines à plus longue distance pour les disséminer à travers les forêts.

                                                                                                                           Grive draine
 
La mésange charbonnière et la mésange bleue, quant à elles, sont les ennemies du gui car elles adorent manger la graine et les jeunes plantules qui sont en train de germer, ce qui freine heureusement (diront certains) la dissémination de l’espèce. Le pigeon ramier détruit également ses graines grâce à ses puissants sucs digestifs.
 

Mésange charbonnière
 
Tout est toxique chez le gui : baies, feuilles et tiges. Alors attention aux baies blanches qui tomberaient au sol chez vous ; veiller à ce que ni les enfants ni les animaux de compagnie ne s’en saisissent pour les consommer !! Symptômes en cas d’ingestion : troubles cardiovasculaires, troubles du rythme cardiaque, hypotension jusqu’à une possible paralysie. Alors, méfiance !!
 
 
Bon à savoir : le gui du peuplier est moins toxique que le gui du pommier.
                                                                             
Crédit photos : oiseaux.net

Category: Arbres

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