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Un « fruit » sauvage bourré de Vitamine C

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Le cynorrhodon, faux-fruit de l’églantier sauvage, à consommer tout l’hiver…

C’est l’hiver, et alors !!! Il y a toujours quelque chose de bon à récolter dans la nature en toutes saisons.

Très facile à trouver et à reconnaître dans la plupart des haies sauvages en bordure de chemins, de bois ou de champs, voici le cynorrhodon, appelé aussi plus communément «poil à gratter» ou «gratte-cul».
 
On peut le trouver jusqu’à une altitude d’environ 2000 mètres.
 
«Cynorrhodon», ce mot difficile qu’on n’arrive jamais ni à écrire ni à prononcer correctement, vient du grec kunorodon, qui signifie littéralement «rose de chien», allusion faite à ses propriétés supposées (surtout la racine) de nous protéger contre les morsures de chiens enragés. Mais cet usage médicinal n’a guère été prouvé à ce jour et on n’en retrouve d’ailleurs aucune trace dans les publications médicales des siècles derniers. On peut davantage supposer que son surnom de « rosier des chiens » viendrait du fait que ses tiges sont couvertes d’épines en forme de canines.
 

Comment le reconnaître ?
 
Le cynorrhodon est le faux-fruit de l’églantier sauvage (en latin Rosa canina), arbrisseau en forme de buisson qui pousse spontanément et abondamment dans notre région des Alpes.
 
La fleur « l’églantine » a un arôme intense tout de suite après l’éclosion.
Elle est très souvent rose, mais on peut en trouver également de couleur blanche.
Comme toutes les fleurs de la famille des Rosacées, elles sont formées de 5 pétales, avec des étamines bien présentes..
Elles sont également comestibles et on peut s’en servir p.ex pour aromatiser les vins doux, les vinaigres de pommes ou de cidre. Odorantes et délicates, on utilise également les fleurs de l’églantier en parfumerie.
 
Quant aux feuilles, elles sont dites composées, alternes et comportent de 5 à 7 folioles.
 
 

Ne pas confondre fruits et graines

La partie rouge extérieure bien visible et pulpeuse n’est que le réceptacle de la fleur qui a grossi et, en réalité, les vrais fruits se trouvent à l’intérieur de ce récep-tacle. C’est ce que l’on prend souvent à tort pour des graines. Et c’est autour de ces fruits que l’on trouve le célèbre poil-à-gratter que les enfants glissaient autrefois avec malice sous les vêtements des petits copains. Cette tradition était en vogue également chez les Amérindiens qui affirmaient que ceux qui consommaient les poils autour des fruits se trouvaient affligés de pénibles démangeaisons au postérieur, d’où le surnom légitime de «gratte-cul».
 
 

Comment les déguster “sur le terrain” ?

On peut, après une préparation parfois assez longue des cynorrhodons, en faire des confitures, de la gelée, du coulis ou encore du thé ou des décoctions. Vous trouverez sur ce sujet plein de délicieuses recettes sur le net.

Presser la pulpe et la déguster en évitant d’ingérer les poils. Photo obma.ch
 
Mais le plus simple et le plus agréable à mon goût, c’est encore d’en consommer la pulpe sur place, sur le terrain même, après les premières gelées de la fin de l’automne ou du début de l’hiver. D’ailleurs, les oiseaux, les renards, mais aussi les fouines en raffolent également.
 
Ce sont alors de vrais bonbons sauvages : le goût est acidulé, sucré lorsqu’ils sont bien mûrs grâce au gel. De plus, ils sont bourrés de vitamine C (environ 20 x plus que dans une orange !) et d’anti-oxydants qui vont booster notre système immunitaire afin de nous éviter rhumes, bronchites et autres refroidissements tout au long de l’hiver. Le cynorrhodon contient également des molécules anti-inflammatoires qui sont donc particulièrement recommandées pour soigner tous les problèmes d’arthrite ou de tendinites.
 
Pour déguster cette pulpe savoureuse, il faut choisir des cynorrhodons un peu blets, presser sur la partie haute et en faire sortir la pulpe qui ressemble à s’y méprendre à de la confiture. On peut aussi évider les cynorrhodons, les gratter soigneusement afin d’éliminer tous les poils-à-gratter et les déguster sur place, mais la chair est un peu plus coriace que la pulpe. Choisissez alors plutôt des cynorrhodons bien rouges.
Et attention, comme il s’agit d’un rosier, ça pique !! Pensez donc à vous munir de gants pour la récolte, si vous êtes plutôt sensible aux griffures.
 
 Petite astuce : si on les cueille plus tôt, dès septembre-octobre, on peut les mettre quelques jours au congélateur, mais rien ne remplace l’action de la nature, au bon moment, car le gel provoque une montée du taux de sucre afin de résister au froid !

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