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Commentaires fermés sur Sorties et stages nature (présentation)

Des moments de détente, de convivialité et d’échange.

« Naturaliste autodidacte passionné, curieux de tout ce qui touche à la vie en plein-air et aux merveilles de la nature, mon souhait est de partager avec vous mes connaissances et mon expérience d’homme de terrain afin de vivre ensemble des moments intenses et inoubliables au fil des saisons.

Je vous invite à découvrir ci-dessous les sorties et activités à thèmes que je vous propose ou à me contacter par mail ou par téléphone si vous souhaitez un programme plutôt « à la carte ».

Gilbert, animateur nature  
lespritnature@gmail.com  –  tél. mobile : 033+ 78 20 88 492   
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AU PROGRAMME :

Sortie : A la découverte des plantes sauvages de saison (initiation)

Reconnaître les « bonnes mauvaises herbes » dans la nature, les utiliser au quotidien.

• Presque chaque semaine tout au long de l’année, je vous propose des escapades botaniques pour apprendre à reconnaître, dans un langage simple, les plantes et baies sauvages à tous les stades de leur croissance : en feuilles, en fleurs ou en fruits.
• Ces sorties s’adressent à toute personne débutante en botanique et intéressée à acquérir des connaissances de base sur les plantes sauvages. Ouvert à tous et à toutes. Aucune connaissance préalable ni condition physique requises. Groupes de 6 personnes maximum. Les enfants dès 7 ans accompagnés d’un adulte sont les bienvenus.
• En demi-journée ou à la journée, nous partirons sur le terrain à la rencontre des principales herbes sauvages de notre région, trop souvent appelées à tort « mauvaises herbes ». Nous apprendrons à différencier les espèces toxiques des plantes comestibles et médicinales. Nous pourrons également « déguster » certaines d’entre-elles sur place afin de nous familiariser avec les nombreux goûts sauvages.
 En règle générale, nous ne cueillerons que pour vous permettre de constituer un herbier. Vous pourrez pratiquer la cuisine sauvage à partir des connaissances acquises et de vos propres récoltes ultérieures. En période d’abondance, mais toujours dans le respect de notre environnement, vous pourrez cueillir de quoi cuisiner chez vous salades fleuries, soupes, veloutés, gratins, ainsi que desserts originaux qui vous feront découvrir les mille et une saveurs de la gastronomie sauvage. Dans ce cas, pensez à vous munir d’un sac en toile ou d’un panier pour la cueillette (évitez le plastique svp !!).

 

© ASBL Cuisine Sauvage

Ces balades-nature se déroulent principalement sur le territoire de 7 communes à la frontière franco-suisse : Jussy, Hermance, Chens-sur-Léman, Messery, Sciez, Douvaine, Veigy, ainsi que dans le massif des Voirons tout proche.

Pour voir la carte, cliquez ici.

Il n’y a pas de difficulté particulière ou de dénivelé important pour ces sorties, sauf dans le massif montagneux des Voirons qui est réservé aux bons marcheurs.

 

• En demi-journée :

Afin de préserver la qualité des échanges, le nombre de participants est limité à 6 (sauf mention particulière).
Programme :
Des escapades de 3-4 h environ tout au long de l’année pour apprendre à reconnaître les plantes de chaque saison.
Horaire : 10h.00 en matinée ou 14h.00 l’après-midi : Accueil au point de rendez-vous fixé.
Balade didactique de 2 à 3 km environ à la découverte des herbes sauvages présentes au fil des saisons.
~ 13h.00 ou 17h.00 :  Retour au point de rendez-vous.
Public : Aucune connaissance préalable requise – Accessible dès 7 ans accompagné.
A prévoir : équipement de randonnée adapté et bonnes chaussures de marche (ou bottes) en fonction de la météo + carnet de notes éventuel.
Une assurance individuelle est à la charge de chaque participant.
Tarif demi-journée : € 20.- (CHF 25.-). Gratuit pour les enfants jusqu’à 12 ans.
Note : Certaines sorties à la demi-journée sont en participation libre** (voir Agenda).

** Qu’est-ce que la participation libre ?

La participation libre et consciente est une pratique d’échange grâce à laquelle chaque personne peut bénéficier d’un avantage en impliquant une notion de responsabilisation et de partage solidaire.
En clair, la participation libre, c’est la somme d’argent en espèces que vous souhaitez donner en échange d’un produit, d’un service ou d’une prestation et en fonction de vos moyens et du soutien que vous souhaitez apporter.
Elle n’est pas obligatoire, et aucune somme ne vous sera jamais exigée de ma part lors des sorties en partici-pation libre.

• A la journée :

Afin de préserver la qualité des échanges, le nombre de participants est limité à 6 (sauf mention particulière).
Programme :
Des escapades de plusieurs heures tout au long de l’année pour apprendre à reconnaître les plantes de chaque saison.
Horaire : 10h.00 – Accueil au point de rendez-vous fixé.

Public : Ouvert à tous et à toutes. Aucune connaissance préalable ni condition physique requises. – Accessible dès 7 ans accompagné.
Pique-nique de midi dans le sac (prévu par vos soins).

Pour les programmes à la journée, nous pourrons aussi parfois cueillir, en fonction de la météo et de nos découvertes matinales, de quoi préparer ensemble un repas de midi végétal autour d’un réchaud ou d’un feu de camp.
~ 17h.00 : Retour au point de rendez-vous.
A prévoir : équipement de randonnée adapté et bonnes chaussures de marche (ou bottes) en fonction de la météo + carnet de notes éventuel.
Une assurance individuelle est à la charge de chaque participant.
Tarif journée : € 30.- (CHF 35.-). Gratuit pour les enfants jusqu’à 12 ans.
Note : Un mini-dossier didactique, comprenant conseils, glossaire, recettes et bibliographie, sera fourni aux participant(e)s.

Infos, réservations et inscriptions :

En ligne ici ou au 0033+ 7 82 08 84 92
Cliquer pour consulter l’Agenda des sorties 2018.
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Sortie : A la découverte des champignons (initiation)

Reconnaître à coup sûr les « bons et faux amis »  dans la nature, savoir les identifier, les cuisiner.

Presque chaque semaine en saison, je vous propose des escapades mycologiques de 2 à ~6 h pour apprendre à reconnaître, dans un langage simple, les principaux champignons des prés et des bois. 
Ces sorties s’adressent à toute personne débutante en mycologie et intéressée à acquérir des connaissances de base sur le sujet. Ouvert à tous et à toutes. Aucune connaissance préalable ni condition physique requises. Groupes de 6 personnes maximum. Les enfants dès 7 ans accompagnés d’un adulte sont les bienvenus.
En demi-journée ou à la journée, nous partirons sur les chemins de la forêt afin de découvrir les champignons de notre région et leur grande diversité. Nous apprendrons à différencier à coup sûr les espèces toxiques voire mortelles des champignons comestibles.
Veuillez noter que cette sortie n’a pas pour but de récolter des champignons en quantité pour la consommation.  Mais, en période d’abondance, et toujours dans le respect de notre environnement, vous pourrez peut-être ramasser de quoi cuisiner chez vous une savoureuse omelette ou poêlée qui vous fera découvrir les parfums incomparables des « fleurs de l’automne ». Dans ce cas, pensez à vous munir d’un sac en toile ou d’un panier pour la cueillette (de grâce pas de plastique svp !!).
A prévoir : équipement de randonnée adapté et bonnes chaussures de marche (ou bottes) en fonction de la météo + carnet de notes éventuel.
Une assurance individuelle est à la charge de chaque participant.
Tarifs : demi-journée : € 20.- (CHF 25.-) / journée : € 30.- (CHF 35.-). Gratuit pour les enfants jusqu’à 12 ans.
Note : Certaines sorties à la demi-journée sont en participation libre (voir Agenda).

Infos, réservations et inscriptions :

En ligne ici ou au 0033+ 7 82 08 84 92
Cliquer pour consulter l’Agenda des sorties 2018.
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Sortie : Orientation

– Savoir utiliser une boussole et une carte topographique au 1/25e.

– Savoir s’orienter dans la nature sans boussole.

 

Je vous propose des escapades sur le terrain en demi-journée pour apprendre à utiliser de manière élémentaire une boussole et une carte topographique en randonnée. En même temps, je vous transmettrai quelques petites astuces pratiques pour vous orienter, si un jour vous vous trouviez dans la nature sans boussole ni GPS.
Ces sorties s’adressent à toute personne débutante et intéressée à acquérir des connaissances de base sur le sujet. Ouvert à tous et à toutes. Aucune connaissance préalable ni condition physique requises. Groupes de 6 personnes maximum. Les enfants dès 7 ans accompagnés d’un adulte sont les bienvenus.
Afin que chacun puisse s’entraîner utilement pendant la balade sans perte de temps, chaque participant(e) est invité(e) à se munir d’une boussole à plaquette personnelle (voir photo ci-dessus) avec échelle au 1:25’000. Les cartes sont fournies en fonction du lieu de la sortie.
A prévoir : équipement de randonnée adapté et bonnes chaussures de marche (ou bottes) en fonction de la météo + carnet de notes éventuel.
Une assurance individuelle est à la charge de chaque participant.
Tarif demi-journée : € 20.- (CHF 25.-). Gratuit pour les enfants jusqu’à 12 ans.

Infos, réservations et inscriptions :

En ligne ici ou au 0033+ 7 82 08 84 92
Cliquer pour consulter l’Agenda des sorties 2018.
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Activité : Nœuds « bushcraft »

Apprendre une dizaine de nœuds très utiles pour établir son camp en pleine nature.

Je vous propose une sortie en demi-journée de 3-4 h environ pour apprendre à réaliser sur le terrain quelques nœuds très pratiques pour se débrouiller en pleine nature et, notamment, pour établir rapidement son camp ou un bivouac improvisé.
En bonus, je vous montrerai comment il est possible de couper facilement n’importe quel type de corde si vous n’avez pas de matériel coupant sur vous, par ex.  couteau ou ciseaux.
Ces sorties s’adressent à toute personne débutante ou +  intéressée à acquérir des connaissances de base sur le sujet. Ouvert à tous et à toutes. Aucune connaissance préalable ni condition physique requises. Groupes de 6 personnes maximum. Les enfants dès 10 ans accompagnés d’un adulte sont les bienvenus.
A prévoir : équipement de randonnée adapté et bonnes chaussures de marche (ou bottes) en fonction de la météo + carnet de notes éventuel.
Une assurance individuelle est à la charge de chaque participant.
Tarif demi-journée : € 20.- (CHF 25.-), à régler sur place en début d’activité. Gratuit pour les enfants jusqu’à 12 ans.

Infos, réservations et inscriptions :

En ligne ici ou au 0033+ 7 82 08 84 92
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Activité : Préparation à la survie douce

Aux amoureux de plein-air et de vie sauvage : quelques bases et astuces très utiles pour se débrouiller en pleine nature.

Je vous propose de découvrir en demi-journée (~ 4 h) quelques techniques de base et astuces efficaces pour mieux vivre en harmonie avec la nature :

• apprendre à reconnaître au minimum 5 plantes sauvages essentielles pour se nourrir et se soigner en situation de survie ;
• découvrir au minimum 5 noeuds très utiles pour monter rapidement un abri de fortune avec une bache ou un hamac ;
• découvrir au moins 2 techniques pour faire un feu rapidement sans briquet ni allumettes ;
• découvrir une astuce très facile pour s’orienter sans boussole, ni montre, ni GPS.
Ouvert à tous et à toutes. Ne requiert aucune connaissance ni condition physique particulière. Il s’agit dans cette activité d’apprendre des techniques de vie en pleine nature, pas de se mettre en danger ni de marcher longue-ment.
Groupes de 6 personnes maximum. Enfants dès 10 ans accompagnés.
A prévoir :  vêtements adaptés + bonnes chaussures de marche (ou bottes) en fonction de la météo + carnet de notes éventuel. Paracorde (si vous en avez), mais pas indispensable.

Une assurance individuelle est à la charge de chaque participant.

Tarif demi-journée : € 25.- (CHF 30.-), à régler sur place en début d’activité. Enfants jusqu’à 12 ans : gratuit.

Infos, réservations et inscriptions :

En ligne ici ou au 0033+ 7 82 08 84 92
Cliquer pour consulter l’Agenda des sorties 2018.
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Stage : Survie douce

Vivre en autonomie complète 1 journée + 1 nuit en pleine nature.

Mon hamac dans les bois.

Quoi de mieux qu’une nuit à la belle étoile pour se reconnecter avec notre belle planète et se ressourcer en pleine nature. !
Je vous propose une aventure inoubliable : 1 journée entière + 1 nuit en hamac ou sous tente légère. 
Pendant la journée, nous découvrirons notre environnement (faune et flore) puis, en fin de journée, nous rechercherons notre nourriture pour le repas du soir ainsi qu’un emplacement idéal pour passer la nuit, avec préparation du camp et du repas. Au cours de cette expédition, nous apprendrons quelques astuces et techniques très utiles en nature ainsi qu’à reconnaître les plantes sauvages comestibles, les cueillir et les cuisiner au feu de bois.
Veillée au coin du feu.
Ce mini-stage s’adresse à toute personne débutante ou +, de bonne constitution physique, et intéressée par la vie en plein-air.
Groupes de 6 personnes maximum. Enfants dès 10 ans accompagnés.
A prévoir : équipement de randonnée et vêtements adaptés + bonnes chaussures de marche (ou bottes) en fonction de la météo.
Pour la nuit :
– Soit hamac en soie de parachute avec moustiquaire + tarp, hamac filet, paracorde et 2 tendeurs)
– Soit tente tunnel ou de randonnée légère et compacte.
– Sac de couchage. Gourde, popote, assiette, couteau, lampe frontale et mini-kit premier secours + hygiène.
Une assurance individuelle est à la charge de chaque participant.
Tarif 1 journée + 1 nuit : € 50.- (CHF 55.-) à régler sur place en début de stage.
 

Infos, réservations et inscriptions :

En ligne ici ou au 0033+ 7 82 08 84 92
Cliquer pour consulter l’Agenda des sorties 2018.
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Photos : ASBL Cuisine Sauvage / L’Esprit Nature.

Suggestion livres :

Commentaires fermés sur Trucs et astuces du randonneur-coureur des bois

• COMMENT SAVOIR QUAND LA NUIT VA TOMBER…

coucher de soleil en campagne
Imaginons qu’il vous arrive un jour d’être perdu dans la nature…  J’ai bien dit « imaginons » !
Il serait alors peut-être plus prudent de ne pas vous lancer tête baissée dans une longue et aléatoire marche vers la civilisation alors que la nuit s’apprête à vous envelopper de son grand manteau noir (quel lyrisme !!).
Heureusement, voici une astuce très simple pour calculer le temps qu’il vous reste avant le coucher du soleil : placez vos deux mains, à l’exception des pouces, entre la ligne d’horizon et le soleil. Il suffit alors de compter combien de doigts les sépare. Une main correspond à ~ une heure, un doigt à ~ 15 minutes. S’il reste moins de deux heures avant le coucher du soleil, il serait alors peut-être plus judicieux de commencer à construire un abri pour la nuit…

 

• COMMENT RETROUVER LE NORD SANS BOUSSOLE EN PLEINE NUIT…

 Rose des ventsCa y est, c’est parti ! Malgré mes conseils, vous préférez continuer à marcher pour regagner la « civilisation » et votre petit confort douillet ! Mais voilà, sans boussole vous êtes un peu perdu dans cette nuit noire… d’autant qu’aujourd’hui précisément, Dame Lune a décidé de jouer à colin-maillard avec vous. C’est vraiment pas de chance, mais avouez que vous l’avez bien cherché !
Comment donc s’orienter dans la Nature en pleine nuit alors que l’on n’a plus aucun repère à l’horizon ? Heureusement, il y a une astuce…
Il suffit pour cela de rechercher une étoile bien pratique, l’étoile Polaris (l’Etoile Polaire, de son vrai nom Alpha Polaris) qui a le grand avantage d’indiquer le Nord géographique dans notre hémisphère. Mais comment la reconnaître à coup sûr ?
La méthode la plus simple, c’est de repérer tout d’abord la constellation de la Grande Ourse. Vous la connaissez à coup sûr :  si vous levez vos yeux vers le ciel, dans la direction où le Soleil s’est couché, un peu sur la droite, vous verrez tout à coup 7 étoiles principales qui dessinent la silhouette d’une casserole bien visible toute l’année, ainsi que l’Etoile polaire d’ailleurs, ce qui fait notre affaire.
Maintenant que vous l’avez repérée, vous distinguez facilement le manche à gauche qui est formé de 3 étoiles et le bol à droite qui  lui est composé de 4 étoiles. Visez bien les deux étoiles situées l’une sur l’autre à l’extrémité droite du bol et prolongez d’environ 5 fois la distance entre ces deux étoiles vers le haut jusqu’à parvenir à l’Etoile polaire. Comme vous le constaterez, cette étoile n’est pas très brillante, contrairement à la croyance populaire. Il vous suffit alors de tracer mentalement une droite depuis l’Etoile Polaire jusqu’au sol pour avoir la direction exacte du Nord géographique.
Et à partir du moment où vous connaissez le Nord, ne me dites pas que vous ne savez pas où se trouvent les autres points cardinaux ! Je préfère ne pas entendre la réponse…
Bref, si vous n’avez pas tout compris avec des mots, voici quelques images très utiles qui pourront vous aider à mémoriser tout ça. Cliquez simplement sur le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=Et4kFrx4YV0
Bonne route !

 

• COMMENT S’ORIENTER SANS BOUSSOLE AU MILIEU DES BOIS…

Vous vous êtes aventurés dans les bois pour prendre le frais ou ramasser quelques baies sauvages ou encore (petit gourmand !!) pour dénicher en passant quelques champignons savoureux.
Mais voilà, vous avez beaucoup tourné dans tous les sens, le temps se gâte, il n’y a plus de soleil et bien sûr vous n’avez pas de boussole sur vous. Vous voilà donc à nouveau « un peu » perdu après vous être écarté dangereusement du chemin forestier et donc de la « rassurante » civilisation….
Ne comptez surtout pas sur l’adage qui veut que la mousse des arbres soit orientée au nord ; c’est une vraie fausse piste car la mousse peut pousser tout autour du trobranches d'arbresnc, y compris bien souvent au sud !!
Petite astuce plus fiable pour vous orienter à nouveau et retrouver votre chemin à coup sûr : repérez quelques arbres importants autour de vous (souvent des vieux chênes) et notez dans quelle direction la majorité de leurs branches parallèles au sol sont les plus longues. Les arbres sont comme nous, ils aiment beaucoup le soleil et tendent leurs branches le plus loin possible pour capter la lumière, notamment en suivant l’axe du soleil est-ouest. Par conséquent, la direction donnée par les branches les plus longues est souvent le SUDEt à partir du moment où vous connaissez le Sud, ne me dites pas que vous ne savez pas où se trouvent les autres points cardinaux ! Je préfère ne pas entendre la réponse…

 

• COMMENT S’ORIENTER EN AUTOMNE … (Astuce visuelle)

Savez-vous dans quelle direction regarde le photographe sur l’image ci-dessous ?

Sur cet arbre, on remarque que la majorité des  feuilles restantes sont à droite.

En automne, les feuilles de certains arbres (feuillus) se colorent de jaune, de rouge ou d’ocre puis chutent. Cette chute inéluctable est due à l’action d’une hormone qui agit principalement sous le contrôle d’une sorte de petit panneau solaire présent dans les feuilles.
Lorsque celui-ci détecte que la durée d’ensoleillement chute sous une certaine valeur, il déclenche aussitôt une série de réactions biochimiques qui font que les feuilles se décolorent et tombent.
L’ensoleillement étant toujours maximal du côté Sud d’un arbre, par contraste le côté Nord est moins exposé au jour et soumis à l’ombrage des feuilles voisines. La lumière y est donc moins présente, ce qui déclenche plus rapidement la chute des feuilles.
Sur la photo ci-dessus on s’aperçoit qu’il reste davantage de feuilles sur le côté droit de l’arbre, donc sur le coté exposé au Sud. Par déduction, on peut en conclure que le photographe regarde dans la direction de l’EstUne bonne astuce visuelle à retenir pour s’orienter en automne sans boussole !

 

  SUR OU DANS LA TOILE ?

nature 3Reconnaissez-le, lorsque vous êtes en forêt, il y a deux inconvénients majeurs qui parfois vous gâchent vraiment votre plaisir. Je veux parler de ces satanés moustiques bien sûr, ennemis récurrents et particulièrement voraces pour l’homme des bois, mais aussi de ces « foutues » toiles d’araignée qu’on a tendance à oublier parce que quasi invisibles, et contre lesquelles on doit parfois se battre à longueur de balade. Ces pauvres petites bêtes elles n’y sont pour rien, bien sûr ; elles font leur boulot et se planquent entre les branches tels des Sioux rusés pour tisser leurs pièges aussi discrets qu’efficaces. Faut bien se nourrir bon sang ! Mais pour nous, c’est clair, aucun plaisir à « déguster » ni à se défaire en maugréant et en gesticulant de ces fils collants et insaisissables, pour ne pas dire inextricables, qui soudain nous embrassent et nous enlacent… Et avec ce doute incessant qui nous habite à chaque fois que nous traversons une nouvelle toile : mais où est donc passée « la bête » ? Pourvu que je ne la transporte pas sur moi, dans les cheveux, sur le front, dans le cou ou même pire !!
Une astuce toute simple : munissez-vous d’un bâton et, avant de franchir l’espace resserré entre deux arbres, pensez bien à lever votre bâton devant vous pour écarter l’éventuelle toile tendue. Cela vous paraîtra un peu fatigant au début, mais vous verrez, devant le confort retrouvé, ce geste vous viendra tout naturellement, un peu comme un réflexe de survie…

 

 • PIEDS FATIGUÉS

La feuille de l’aulne glutineux placée dans une chaussure permet de reposer les pieds fatigués. L’aulne glutineux est un arbre d’une hauteur de 15 à 20 m, qui adore se développer au bord des ruisseaux. Il vit souvent en association avec le peuplier et le saule.

Aulne-glutineux-feuille

La feuille de plantain majeur (plantain = plante des pieds) a également les mêmes vertus.

 

• PIQURES D’ORTIES

Surtout et tout d’abord ne vous grattez pas pour ne pas étendre la zone du venin ! (comme pour les moustiques).ortie
– Lorsque vous rencontrez des orties, cherchez bien autour de vous ; il serait bien étonnant que vous ne trouviez pas également du plantain à proximité. Le plantain est vraiment la trousse à pharmacie de la nature : il suffit de bien malaxer une feuille de plantain pour en extraire un jus aux vertus apaisantes et de frotter la zone piquée avec ce jus. Cette technique fonctionne également avec des feuilles d’ortie écrasées (eh oui, le bien pour le mal, je l’ai testé et ça marche super bien !) ou encore des feuilles d’oseille ou de bardane (la plante de la peau par excellence). Bien sûr ça n’enlèvera peut-être pas à 100 % l’irritation ou la douleur, mais ça l’apaisera vraiment très sensiblement et très rapidement, vous verrez…
– Il m’est arrivé de tester un jour une feuille de sureau, laquelle a donné d’assez bons résultats sur ma peau, mais comme je n’ai encore jamais entendu parler de cette méthode, je ne peux pas vous confirmer la chose. Si qqn d’entre-vous l’a déjà testée, merci pour votre retour. Et comme le sureau pousse dans les haies souvent à proximité des orties, vous ne devriez pas avoir trop de mal à en trouver.
– Une autre astuce consiste à mouiller un sucre avec sa salive et l’appliquer sur la zone touchée. Celui-ci est censé absorber le venin. Encore faut-il avoir du sucre avec soi !
– Une grand-mère m’avait aussi donné un jour ce conseil que je n’ai pas encore testé à ce jour : frotter les parties douloureuses avec des feuilles de menthe fraîche. Il paraît que la douleur disparaît presque instantanément. Essayez, vous verrez bien !

 

• UN ANTI-MOUSTIQUES EFFICACE

moustique

Si vous avez oublié de prendre une lotion anti-moustiques avec vous dans les bois et que vous êtes assailli par ces « tétus kamikazes », prenez quelques aiguilles de pin, frottez-les vigoureusement entre les paumes de vos deux mains puis badigeonnez-vous le visage et les parties du corps avec la résine ainsi récoltée. C’est un excellent répulsif contre les moustiques. Renouveler l’opération toutes les heures environ. Et une fois rentré chez vous, pour enlever la résine séchée sur vos mains et votre peau, il suffira d’imbiber la résine avec de l’huile de cuisine pour que l’huile pénètre bien, puis de frotter énergiquement ; efficace aussi sur les taches de pétrole ou de goudron.

Une autre astuce contre les moustiques que j’utilise aussi très souvent avec succès : frottez vous les parties dégagées du corps avec de l’eau de Cologne. Insistez tout particulièrement sur les plis de l’aine et à hauteur de la ceinture (à répéter toutes les 3 heures environ). Le seul inconvénient de cette méthode, c’est que vous serez vite repéré par la faune aux alentours, mais on ne peut pas tout avoir !

Encore une autre astuce efficace en préventif : prendre en homéopathie du Ledrum Palustre, formulé à partir des rameaux des feuilles du « Ledon des marais » qui est un arbuste sauvage, et ceci à raison de 5 granules par jour. Ou encore des comprimés de Vitamine B1. Renseignez-vous auprès de votre pharmacien.

 

• UN TROC BIEN NATUREL

Si vous prêtez ou donnez quelque chose à un ami, que ce soit votre temps, de l’affection, un conseil ou encore un cadeau, vous aimez bien parfois être payé en retour. Il en va de même dans la Nature. Cette dernière, comme tous les vrais amis, est généreuse, elle nous donne beaucoup, en toutes saisons et sans compter ! Alors n’hésitez pas à votre tour à faire quelque chose pour elle, à lui apporter un peu d’attention et à lui rendre quelques menus services bien utiles.
Un exemple parlant :
Cèpe des Pins
Lorsque nous partons à la cueillette des champignons, et notamment à la période bénie des cèpes et des bolets, on a tendance à ramener les spécimens entiers dans notre panier. Or, la partie située sous le chapeau, les tubes appelés aussi très souvent « foin », c’est l’appareil reproducteur du champignon. Et sauf sur les sujets très jeunes où il reste encore blanc et ferme, il est rare que nous le consommions sur les sujets plus âgés. Son aspect jaune verdâtre n’est guère appétissant : le goût est un peu amer, c’est spongieux, assez indigeste et même, disons-le sans détour, plutôt à effet laxatif !
Alors, pourquoi ne pas l’enlever sur place dès la cueillette et le rendre aussitôt à l’humus des bois ? Le premier avantage (et non négligeable si votre cueillette est conséquente), c’est que votre panier sera moins lourd. Le second avantage, c’est que vous laisserez davantage de chances à l’espèce pour se reproduire. Bien sûr, rien ne dit que de nouveaux mycéliums se créeront spontanément grâce à ce geste de réciprocité gagnant-gagnant, mais il y aura en tout cas plus de chances de favoriser la reproduction de l’espèce en laissant l’appareil reproducteur dans les bois en milieu fertile plutôt que dans votre poubelle à la maison !! Qu’en pensez-vous ? Et qui sait, peut-être que l’année prochaine, sur la même station ou aux alentours, vous découvrirez encore de belles surprises à déguster ?

 

• PREVOIR LE TEMPS QU’IL FERA…

Lorsque vous faites un feu de camp en pleine nature, regardez comment se comporte la fumée au-dessus de votre feu ; si la fumée s’élève à la verticale, il y a de fortes chances que la météo vous soit favorable dans les heures à venir (haute pression) ; en revanche, si la fumée a tendance à traîner au sol ou à s’élèver avec peine, c’est signe que le temps est en train de changer et certainement de se gâter (basse pression). Car qui dit basse pression dit dépression…

Autre astuce botanique pour détecter l’arrivée de la pluie : la fleur du pissenlit, du liseron ou la pomme de pin se referme. Par contre, le trèfle et la marguerite s’ouvrent.

 

• VRAI OU FAUX AMI ?

Si la faim vous tenaille et que vous êtes en manque de nourriture, la cueillette de plantes ou de baies sauvages est une solution idéale pour vous alimenter et reprendre des forces. Mais dans la nature, comment savoir ce qui est comestible… ou non ?
Un premier indice élémentaire : sentez, humez la plante ou la baie que vous souhaitez consommer ; si l’odeur est désagréable, alors n’insistez pas, jetez-la puis essuyez-vous les mains avec précaution. Même affamé, personne de sensé n’a envie de manger quelque chose qui ne sent pas bon.
cynorrhodonPar contre, si l’odeur est agréable, une méthode longue et prudente consiste d’abord à passer la chair ou la sève sur sa peau (sur votre avant-bras par exemple). Si, au bout de quelques minutes, aucune réaction ne se produit, alors vous pouvez passer prudemment la chair sur vos lèvres. Si vous ne sentez toujours rien, croquez-en une petite partie sans l’avaler et gardez-la en bouche quelques minutes. Mâchez-la longuement avant de l’ingérer pour de bon. A chaque étape, assurez-vous qu’aucun symptôme n’apparaisse, comme p. ex. des démangeaisons, des cloques ou des éruptions cutanées. Mais attention, cette méthode n’est toutefois pas infaillible… et rien ne remplace la connaissance du terrain. Quant aux champignons, si vous ne les connaissez pas ou si vous avez ne serait-ce qu’ un demi % de doute sur la comestibilité d’une espèce, appliquez la règle de base No. 1 : abstenez-vous !!

 

• TROUVER DE L’EAU DANS LA NATURE

Récolter l’eau de pluie si vous n’êtes pas à côté d’une source :
En cas d’averse, n’hésitez pas à récolter autant d’eau de pluie que possible. Une méthode simple consiste à enrouler une étoffe autour d’un arbre incliné en plaçant l’extrémité du morceau de tissu au-dessus d’un récipient (gourde, casserole, …).
Vous pouvez aussi creuser un puits tapissé de plastique (on en trouve hélas beaucoup dans la Nature !) si vous avez besoin d’une plus grande réserve.
Cette eau peut en général être consommée sans danger mais, si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à la filtrer ou à la faire bouillir.
Collecter de la rosée :
Pour collecter de la rosée, le mieux est de trouver une grande prairie avec de hautes herbes. Utilisez un tissu absorbant tel que du coton (linge, serviette, tee-shirt, bandana, mouchoir, …), et frottez le tissu sur l’herbe jusqu’à ce qu’il soit trempé de rosée. Vous pouvez aussi le faire avec un tissu (linge, tee-shirt, bandana, …) attaché au bas de vos pantalons et avancez ainsi dans l’herbe haute jusqu’à ce qu’il soit bien imbibé. Il ne vous restera plus qu’à passer à l’essorage et à transférer le tout dans votre gourde !

 

• GARE AU COUP DE FOUDRE !

En pleine nature, l’arrivée d’un orage ne doit pas être prise à la légère. La première chose à faire est de déterminer la distance où la foudre a frappé. L’éclair, on le voit instantanément grâce à la vitesse de la lumière (~ 300’000 km par seconde). La vitesse du son est plus lente, c’est pourquoi une bonne approximation de la distance qui nous sépare de la foudre (c-à-d. d’un éclair  qui touche le sol) est essentielle pour notre sécurité.
éclair
> A savoir : dans l’air, à une température de 15 °C, le son parcourt  ~ 340,88 mètres par seconde. Par exemple, à 15 °C, pour une durée de 10 secondes, la distance entre l’observateur et l’éclair sera de 10 x 340,88 = 3408,8 m,  soit environ 3,4 kmVous êtes dans la zone de danger si l’intervalle de temps entre l’éclair et le coup de tonnerre ne dépasse pas 6 secondes. Un autre moyen mnémotechnique pour déterminer la distance d’un éclair : plus vous entendez un craquement sec, plus la foudre est proche, plus le son est sourd (sorte de roulement), plus l’orage s’éloigne.
 
Il est essentiel de savoir quoi faire et ce qu’il ne faut pas faire en cas d’orage :
> A faire : si vous êtes en terrain découvert, adoptez une position accroupie, penché vers l’avant et les mains sur les genoux, idéalement sur une matière isolante (toile cirée, plastique, caoutchouc…). Si vous êtes en forêt, évitez de toucher les troncs. Si vous êtes dans une embarcation, accroupissez-vous au maximum dans le fond de l’embarcation, puis tentez de rejoindre la rive au plus vite. Une étude récente a montré que les terrains vallonnés sont les plus sécuritaires pour faire face à un orage. Recherchez un abri dans une vallée, un fossé ou un creux de terrain. Prenez toutefois garde aux inondations et crues soudaines à proximité des cours d’eau.

> A ne pas faire : évitez les terrains surélevés. Ne vous abritez pas sous un arbre, car si un éclair frappe l’arbre, l’électricité peut se déplacer jusqu’au sol et provoquer un puissant choc électrique. Evitez de vous étendre sur le sol, ne vous réfugiez pas dans votre tente ou dans une construction de petites dimensions. Séparez-vous (temporairement) de vos objets métalliques et de vos appareils électroniques ; ils n’attirent pas obligatoirement la foudre, mais aggravent souvent ses dommages en causant des brûlures.

 

• UN SAVON 100 % NATUREL

saponaireUn truc bien pratique à savoir si d’aventure vous bivouaquez en pleine nature et que vous avez oublié de mettre un peu de savon dans votre sac à dos. Il suffit pour cela de croiser une plante sauvage assez répandue au bord des chemins ou aux abords des rivières : la saponaire. Son nom vient d’une substance, la saponine, qui a la propriété de mousser comme un savon lorsqu’on froisse les feuilles, la tige ou (mieux encore), la racine de cette plante entre ses mains avec un peu d’eau. On peut ainsi s’en frotter le corps et les cheveux, qui deviendront brillants et souples, sans oublier de sauter hardiment dans la rivière (bien sûr glacée…aie, aie, aie !), pour un rinçage délicat et parfumé. Et hop, vous voilà fin prêt(e) pour un éventuel rendez-vous galant sauvage… qui sait ?
On peut s’en servir aussi pour laver ses vêtements ; d’ailleurs la saponaire, appelée aussi « herbe à savon, a longtemps été utilisée autrefois par les lavandières.
Elle peut aussi vous dépanner après quelques grillades ou la préparation de chapatis en pleine nature ; ses feuilles froissées suffiront alors pour rendre vos mains aussi propres que des sous neufs. La saponaire fleurit généralement entre juin et octobre. Une précaution toutefois : cette plante se développant en rhizomes, évitons d’en cueillir trop au même endroit afin de préserver ses ressources.

 

• ET SI ON SE FAISAIT UNE PETITE PAUSE CAFÉ ?

Tout le monde (ou presque) connaît le « gaillet gratteron », et en particulier les personnes qui, comme moi, ont la chance  de partager leurs balades-nature avec un compagnon à quatre pattes. Il arrive souvent qu’après avoir gambadé tous azimuts dans les haies et les broussailles, Médor nous revienne couvert de nombreuses petites boulettes bien accrochées à ses poils : ce sont les fameux « pin’s » de la Nature !!
Nous avons tous alors passé un temps fou à essayer de détacher un-à-un ces petits grains collants des poils de notre compagnon ! Puis, de guère lasse et après avoir « pesté » de longues minutes contre cette herbe particulièrement
« attachante », nous nous sommes résolus à couper finalement quelques… touffes de poils à l’aide d’un couteau suisse ou d’une paire de ciseaux ! Je sais, c’est trop facile me direz-vous, mais c’est tellement plus rapide !
Une petite astuce au passage cependant : j’ai remarqué qu’il est plus commode de les enlever lorsque le pelage est mouillé, après une bonne pluie par exemple.
gaillet gratteronfruit du gratteronMais saviez-vous que les fruits de cette plante sauvage particulièrement « pot-de-colle », une fois torréfiés et broyés, peuvent servir de succédané (ou ersatz) de café ? Le gaillet gratteron est en effet un vague cousin du caféier et ses fruits peuvent donc être utilisés, lors d’une immersion en pleine nature, à la préparation d’un café « bien de chez nous » et sans caféïne s’il vous plaît !
Pour cela, il faut quand même être équipé d’une petite poêle dans laquelle on fera torréfier les graines sur le feu de camp. J’ai bien dit « torréfier » et non brûler, voire carboniser car ce n’est pas la flamme qui torréfie mais bien la chaleur !! C’est pourquoi il est utile de mélanger les grains sans cesse pendant l’opération jusqu’à ce qu’ils obtiennent la couleur souhaitée. Puis, à l’aide d’un gros bout de bois servant de pilon de fortune, on  les écrasera au plus fin avant de les faire cuire à gros bouillon pendant ~ 3 minutes. Enfin on les dépose dans un filtre improvisé, un linge fin p.ex. (un mouchoir ou un bandana peuvent aussi faire l’affaire, mais propres de préférence !). Quel plaisir alors de pouvoir déguster au grand air et en bonne compagnie une surprenante infusion de café au goût « sauvage »…
A votre santé !
Note : il paraîtrait même qu’en torréfiant la racine du gratteron, on pourrait obtenir une sorte de chicorée. Information à vérifier cependant. S’il y a un spécialiste dans la salle …
Un ami m’a aussi parlé des grains du génévrier, (vous savez, ces grains qu’on met dans la choucroute !) avec lesquels on peut préparer aussi un ersatz de café assez bluffant, paraît-il. Pourquoi ne pas essayer à l’occasion…

 

• RAFRAÎCHIR SA GOURDE OU UNE BOUTEILLE EN ETE

Lorsque l’air est très chaud et que l’on a beaucoup crapahuté en plein soleil avec sa gourde, sa canette de bière ou encore une dive bouteille en train de tiédir dans le sac, il est bien agréable de pouvoir les mettre un instant à rafraîchir dans le cresson d’une source ou d’une fontaine bien glacée. Mais si l’on se trouve dans un endroit éloigné d’une eau rafraîchissante, voici une astuce toute simple qui vous permettra de retrouver une boisson fraîche bienvenue.
Pour cela, il vous faudra d’abord – et principalement – du soleil. Puis un linge ou un torchon humide (avec un essuie-tout ça fonctionne aussi). Il suffira alors d’emmailloter votre gourde avec ce tissu humide, puis de la placer en plein soleil et aussi, de préférence, dans un endroit bien ventilé. Plus l’air ambiant sera sec et chaud avec un bon courant d’air autour du linge, plus le procédé sera efficace et donc plus la bouteille se rafraîchira rapidement !
Comment ça marche ? Quand on est un peu savant en physique, on cite alors la thermodynamique (c-à-d. la science de la chaleur). Concrètement, les rayons du soleil, le vent et la chaleur ambiante cumulés vont provoquer l’évaporation de l’eau contenue dans le linge. En s’évaporant l’eau va expulser la chaleur du tissu, le refroidir et donc refroidir aussi la bouteille à l’intérieur. Le vent accélère ce phénomène et le rend encore plus efficace. Aussi, si vous êtes pressés de boire, n’hésitez pas à faire tournoyer votre bouteille emmaillotée du linge humide afin de créer un courant d’air qui accélèrera l’évaporation. Cette méthode vous permettra de rafraîchir idéalement le contenu de votre bouteille, mais ne rêvons pas ! Rien à voir avec un congélateur ! De plus, si l’air est déjà saturé en humidité, l’évaporation sera moins rapide, et donc le refroidissement moins efficace…
A votre « fraîche » et bonne santé !

 

• PLANTES SAUVAGES TOXIQUES  – Comment reconnaître la mortelle ciguë ? 

cigueAmateurs de carottes sauvages, de panais, de fenouil, de berce, persil, coriandre, angélique ou autre cerfeuil…, prenez garde en chemin car les intoxications avec la ciguë (petite ou grande) sont souvent le fait de confusions gravissimes avec ces plantes comestibles, toutes appartenant à la même famille des Apiacées (appelées aussi autrefois Ombellifères). Cette traîtresse-plante se trouve souvent en bordure de chemin ou de rivière : haies, friches et décombres dans presque toute la France et l’Europe. Toute la plante est toxique, aussi bien les feuilles, la tige, les fruits mais encore et surtout la racine que certains d’entre-nous pourraient confondre avec celle du panais, légume à nouveau à la mode et très apprécié dans nos assiettes.

cigue 2Si vous ne voulez pas finir comme Socrate, le philosophe grec condamné à boire de la ciguë pour procès d’impiété, la plus grande prudence s’impose donc. Et voici 5 critères qui vous permettront peut-être de ne pas commettre « l’irréparable » confusion car, dans la nature, nombreuses sont les fleurs petites, blanches et réunies en ombelles :

1. En cas de doute, froissez-la et sentez-la, son odeur vous rappellera certainement l’urine de chat ou de souris, en tout cas une odeur assez fétide et fort désagréable. Malheureusement, il se trouve encore certaines personnes qui, en présence de ciguë, ne sentent rien de particulier ! Alors, prudence redoublée…

2. La ciguë présente très souvent des taches de couleur rouge-pourpre sur la tige (surtout la grande ciguë).

3. La tige des ciguës est creuse, au contraire de la carotte sauvage dont la tige est pleine. De plus, elle est lisse (c-à-d. sans poils, contrairement à la carotte sauvage qui est poilue de haut en bas). On dit aussi que la tige de la ciguë est glabre.

4. Elle pousse généralement entre juin et août, ce qui peut écarter déjà quelques apiacées (ombellifères) bien plus précoces dans la saison, comme le cerfeuil sauvage (anthrisque) par exemple que l’on peut rencontrer dès le mois d’avril.

5. Les bractées de la ciguë, (c-à-d. ces petites tiges vertes qui poussent sous les fleurs (ombelles) sont toujours dirigées vers le bas, alors que celle de la carotte poussent à l’horizontale.

Les symptômes de l’intoxication
Vertiges intenses, céphalées, refroidissement du corps, pâleur, convulsions, troubles digestifs, tremblements, insuffisance circulatoire jusqu’à la mort qui peut survenir entre 1 et 6 heures environ selon les individus. La dose mortelle de ciguë pour l’homme est estimée à ~ 6 grammes. Et plus vous marcherez après l’ingestion, plus la diffusion des toxines dans l’organisme sera rapide.
Quant à nos amis les animaux (chiens, chats, chevaux, bovins, petits mammifères et même paraît-il les oiseaux) ils sont aussi concernés par cette plante car chez eux les symptômes de l’intoxication sont sensiblement les mêmes que pour l’homme : excitation puis apathie,  ralentissement du pouls, accélération du coeur puis enfin paralysie et décès de l’animal.
Alors, attention de ne jamais en donner à votre lapin, par exemple !

 

• TIQUES, des « vampires » à ne pas prendre à la légère !

ATTENTION ! les tiques sont de plus en plus nombreuses dans la nature et n’attaquent pas que vos compagnons à quatre pattes. Un vieux dicton (encore une hérésie !) dit que « les petites bêtes tique sur herben’attaquent pas les grosses ». C’est faux et tous les coureurs des bois devraient prendre la saine et régulière habitude de s’examiner attentivement de haut en bas au retour d’une balade afin de ne prendre aucun risque. Car une tique, petite ou grosse peu importe, vous a peut-être agrippé en chemin avec son rostre et suce férocement votre sang tout en essayant sans doute de vous inoculer bien tranquillement la sinistre maladie de Lyme. Avec, en prime, une foultitude d’agents pathogènes !

Une astuce que j’utilise souvent avec succès et que j’ai transmise à plusieurs de mes proches : avant de partir en balade dans la nature, frottez vous le corps tout entier avec du vinaigre blanc . Il semble que les tiques ne goûtent pas du tout ce parfum car après plusieurs dizaines d’années passées régulièrement au contact de la nature, je n’ai découvert qu’une seule fois une tique sur ma peau. Et encore, dégoûtée, elle est vite retournée d’où elle venait en maugréant quelques jurons inaudibles… Quant à l’inconvénient de l’odeur du vinaigre sur votre peau, il  sera vite compensé par l’efficacité réelle du produit.

Si toutefois vous découvrez une tique, retirez-la au plus vite avec un tire-tiques. Si vous n’en avez pas, alors réagissez au plus vite et tentez de retirer l’ennemi par tous les moyens en essayant de sortir d’un seul coup le corps et la tête. N’oubliez pas de nettoyer et de désinfecter avec précaution l’endroit de la piqûre. Il y va de votre santé générale et pas qu’un peu !!
Pour en savoir davantage sur la pernicieuse maladie de Lyme (ou borréliose), regardez attentivement l’excellent reportage diffusé récemment sur France 5,  lien ci-dessous :
Quelques conseils toujours utiles pour éviter de ramener des tiques à la maison :
– Ne pas oublier de rentrer sa chemise dans son pantalon ;
– Porter des bottes ou des chaussures hautes ;
– Enfiler son bas de pantalon dans ses chaussettes ;
– Eviter de traverser et de se baisser dans les herbes hautes ;
– Eviter également les meules de foin ou les endroits de stockage du fourrage en général, lieux de séjour privilégiés pour les tiques ;
– Un vieil adage campagnard dit que l’odeur du fenouil sauvage aurait la propriété d’éloigner les tiques. On pourrait même badigeonner les pattes de son chien avec du jus de fenouil afin de le préserver des tiques. Pourquoi ne pas essayer ?
 – Mais surtout… le plus important est de consulter immédiatement un médecin si vous êtes piqué par une tique !!
Bonne nouvelle cependant : il semble qu’un pas important ait été franchi récemment dans la prise en charge de la maladie de Lyme grâce (encore une fois) aux plantes sauvages. Pour en savoir plus :

Amical partage.

Si vous connaissez, vous aussi, des astuces très « nature », n’hésitez pas à nous en faire profiter…