Monthly Archives: mars 2014

Commentaires fermés sur Faire du feu sans allumette ni briquet

Pour faire du feu, il faut impérativement… une flamme ! D’accord, mais quand on a sur soi ni allumette ni briquet, comment fait-on ? Petit retour sur un savoir-faire d’autrefois, mais un peu oublié…

 

feu de camp

 FAIRE DU FEU A LA MANIERE DE NOS ANCETRES

Dictons :
• Le feu, c’est ce qui nous a fait des hommes… car les animaux, eux, ne font pas de feu !
• Le bois chauffe 3 fois : une fois quand tu le coupes, une fois quand tu le ranges et une fois quand tu le brûles !
 

Aux temps « héroïques » de la Préhistoire, il existait 2 techniques principales pour faire du feu : le feu par percussion et le feu par friction.

 

•  Le feu par percussion

Le feu par percussion consistait, dans une première étape, à taper énergiquement 2 pierres (une marcassite + un silex) l’une contre l’autre et de projeter une étincelle sur de la poudre d’amadou afin de créer une braise.  Attention, on a souvent parler à tort jusqu’à la fin du 20ème siècle (y compris dans nos livres scolaires d’Histoire !) qu’il fallait frotter 2 silex l’un contre l’autre ; c’est faux car le silex  ne procure que des étincelles dites « froides », donc sans possibilité d’allumer quoi que ce soit. Choisissez bien un nodule de silex + un nodule de marcassite (FeSO2) car la marcassite est un minerai de fer qui contient du sulfure (soufre),  lequel dégage une étincelle dite « chaude » et donc indispensable pour allumer l’amadou.

Le piège à étincelles : l’amadou, qu’est-ce que c’est ?

amadouvierOn nomme « amadou »  la partie interne du champignon amadouvier : un champignon parasite (appelé aussi vulgairement langue de boeuf,  bénitier ou sabot de cheval) que l’on trouve très souvent sur les hêtres, les peupliers ou les résineux (voir photo). La partie interne l’amadou, très douce, presque duveteuse (environ 4-5 x plus douce que le coton) a cette propriété incroyable de brûler lentement et de garder une braise active très longtemps. Une sorte de briquet préhistorique ! On l’appelle aussi souvent, dans le langage bushcraft, un « initiateur de feu ».

Réduisez votre amadou en poudre et, une fois que vous aurez obtenu la fameuse braise, il ne vous restera donc plus qu’à la transférer dans un nid d’herbes sèches pour créer cette flamme tant espérée et si indispensable pour allumer votre feu. Bien sûr ça paraît très simple, mais…

Mieux qu’un long discours, voici une vidéo excellente de l’ami Jo sur la manière d’allumer un feu par percussion :

Source : Chaîne JVall – Youtube   –    Lien : http://www.youtube.com/user/jovallmen

Note : Si vous n’avez pas de silex ni de marcassite sous la main, vous pouvez également tenter l’aventure avec une pierre à feu (= firesteel en anglais) dont le principe est également de générer des étincelles ; ça fait un peu moins authentique, mais ça fonctionne aussi.

pierre a feu

 Pierre à feu (firesteel) avec sa tige en ferrocenium et un grattoir.

•  Le feu par friction 

L’idée du feu par friction, c’est de frotter énergiquement 2 morceaux de bois pour chauffer. Comme pour le feu par percussion, le but étant d’obtenir une braise qui servira à allumer un nid d’herbes sèches, que l’on désigne aussi souvent, dans le jargon des coureurs des bois, du terme générique d’amadou (ne pas confondre cependant avec le champignon !).

Ci-dessous, une nouvelle excellente vidéo de Jo Von Allmen sur la technique du feu par friction avec un archet :

Source : Chaîne JVall – Youtube   –    Lien : http://www.youtube.com/user/jovallmen

Pour réussir un feu par friction, il vous faudra :

– Un archet en bois assez souple (p.ex. noisetier,saule,…) avec de la ficelle, du nylon ou un lacet de chaussure.

– Une planchette (de préférence en tilleul, mais on peut aussi utiliser du bois de palette, du pin, du sapin, du bois de récupération, etc…)

– un foret (le plus droit possible pour ne pas perdre de l’énergie)  + une pommelle pour tenir le foret : choisissez du bois (p.ex. chêne), une pierre assez douce (évitez le silex, le grès ou le granit). Un coquillage peut aussi très bien faire l’affaire.

L’encoche devant le trou s’appelle la cheminée.

Astuces :

• Pour que ça chauffe plus vite : avant de tourner votre foret, mettez du sable fin dans le trou (cheminée), lequel  sable va servir d’abrasif ;  

• Au début, ne pas aller trop vite avec l’archet car il faut faire de la sciure de bois, puis accélérer pour obtenir la braise ;

• C’est la structure de la sciure qui est importante pour savoir si elle va tenir la braise, et pas la vitesse de rotation de l’archet. Si la sciure est en poudre, elle va s’auto-étouffer, si la sciure est trop carbonisée, elle ne tiendra pas la braise parce qu’elle a déjà brûlé. Il faut un compromis de sciure un peu comme l’amadou.

Alors, pour votre prochain bivouac, si vous laissiez tomber allumettes et briquet pour retrouver la joie primaire de faire du feu comme nos ancêtres ! Pensez-y en tout cas, et vous verrez, quelle joie quand la flamme apparaît ! Indicible…

Mais surtout, faites bien attention à vos doigts : pour rappel, la température de la braise = env. 350-360 degrés, la température d’une flamme = ~ 600 degrés !

Dans un prochain article, je vous parlerai d’autres initiateurs de feu que l’on peut trouver dans la Nature…

A+

RAPPEL  :
• Avant d’allumer un feu en forêt, ne pas oublier de consulter la législation
en vigueur dans son département ou sa commune et,
dans tous les cas, bien respecter les règles élémentaires de sécurité :
• Un feu doit toujours rester sous surveillance
• Ne pas faire un feu au pied d’un arbre (attention au feu souterrain dans les racines)
• Garder de l’eau à proximité pour éteindre votre feu à votre départ.
 

 

 

L’ortie, la mal-aimée !!

Commentaires fermés sur L’ortie, la mal-aimée !!

Nous la connaissons tous ne serait-ce que pour s’y être piqué un jour. Facile à identifier pour cette raison, elle prolifère dans les lieux en friches, dans les campagnes, au bord des champs, des routes et des murets… et jusque dans nos jardins, la bougresse !

    ortie-feuille

                                                              « S’il fallait ne laisser qu’une seule plante sur terre, pour moi ça serait l’ortie ».
                                                                                                           (François Couplan, ethnobotaniste)

Qui s’y frotte s’y pique…

Comme vous, j’ai été gamin en culottes courtes et comme vous j’ai longtemps considéré les orties comme ma pire ennemie lors de mes escapades en pleine nature.

Combien de fois suis-je rentré les bras et les jambes couverts de rougeurs et de démangeaisons brûlantes, après m’être frotté par mégarde aux « méchantes herbes de feu » lors de folles chevauchées aux lisières des  champs ou des forêts !

Cette « mauvaise herbe », que je détestais alors profondément au point de la détruire à grands coups de bâton en imitant le geste auguste du faucheur, mais dont je ne connaissais absolument rien par sotte ignorance, je n’imaginais pas qu’un jour je la défendrais et la chérirais à ce point. Et si je devais résumer l’ortie en une phrase, je dirais : « elle n’a qu’un défaut, elle pique ! ». Sa mauvaise réputation est légendaire : au mieux on l’ignore, le plus souvent on l’arrache ou on tente de la supprimer par tous les moyens. Quelle folie !!

 

La connaissons-nous vraiment ?

Elle est au contraire le parfait emblème de notre relation à la nature sauvage, une relation qu’il serait urgent de reconsidérer et de reconstruire.

Car bien sûr l’ortie sait se défendre. Elle est couverte de dards minuscules (tiges + dessus et pointe des feuilles principalement). Les poils les plus petits sont assez inoffensifs, mais les plus grands sont de véritables seringues hypodermiques prêtes à injecter sous la peau, et au moindre contact, le cocktail de toxines chimiques contenues dans l’ampoule située à leur base. Ecoutez-ça ! rien que l’évocation des noms fait dresser le poil : histamine, acétycholine, sérotonine et acide formique (tiens, tiens comme les fourmis !), entre autres douceurs…

dards orties     poils d'ortie                                                                                                 Photo : Urticamania

Le principe est simple : les aiguilles se brisent au moindre contact avec la peau et seulement 1/10.000ème de ce liquide urticant suffit à provoquer rougeurs, cloques, irritations, démangeaisons. Aïe, aïe, aïe !!

Bon à savoir :

L’ortie développe ses piquants pour se défendre. Logique. Et c’est précisément la raison pour laquelle la densité de piquants augmente chez les plantes piétinées, broutées ou fauchées. Les orties des sous-bois ont moins de piquants car elles sont moins exposées et donc moins agressées. Tout au plus par du gibier de passage (principalement des cervidés), qui aura lui la sagesse de ne prélèver que la partie supérieure et tendre de la plante, sans mettre son existence en danger. Si nous pouvions en faire autant !

 

Trucs et astuces pour ne pas… ou moins se faire piquer :

Vieux comme le monde, mais pas inutiles à rappeler pour tous ceux qui les auraient oubliées, quelques petites astuces pour éviter de se faire brûler par ces « vilaines » orties lorsqu’on n’a pas de gants :

Passez-vous plusieurs fois la main (paume et dos) dans les cheveux. Vous devez (en principe) pouvoir commencer votre cueillette sans trop de crainte, mais n’oubliez surtout pas de répéter l’opération plusieurs fois au cours de la cueillette. Je vous l’avoue d’emblée, pour moi ça ne marche pas ! Mais essayez quand même…

– Certains paysans prétendent aussi pouvoir cueillir les orties sans se piquer en retenant leur respiration. Il semble que cela fonctionnerait avec certaines personnes. Ouais… !?  En tout cas , pour moi ça ne marche pas non plus, mais c’est sans doute tout le mystère et le charme de cette plante magique…

Mouillez vous les doigts avec de la salive avant de saisir les orties ; ça par contre c’est une technique qui fonctionne assez bien dans la majorité des cas !

– Et d’une manière générale, (selon ma propre et modeste expérience mais aussi le conseil des spécialistes), il est préférable de remonter la tige et les feuilles avec votre main plutôt que l’inverse. Si vous voulez détacher une feuille de la tige, saisissez-la de préférence par le dessous, où il y a moins de poils urticants, en la repliant en deux. Si vous voulez couper une tige entière, saisissez-la le plus bas possible, où il y a le moins de piquants. Et puis, allez-y dare-dare, bon sang ! Sans trop hésiter, en lui parlant gentiment (elles aiment ça, tout comme nous !).  J’ai constaté souvent que plus on hésite à la saisir, en effleurant notamment le bout des feuilles avec le dessus de sa main en tremblotant, plus on est piqué ! (C’est le célèbre phénomène d’anxiété ou de peur bien connu).

 

Et si l’on se pique quand même ?

Dans tous les cas, courage ! Et pas de panique, plusieurs astuces également :

– Surtout et tout d’abord ne vous grattez pas pour ne pas étendre la zone du venin ! (comme pour les moustiques).

– Lorsque vous rencontrez des orties, cherchez bien autour de vous ; il serait bien étonnant que vous ne trouviez pas également du plantain à proximité. Le plantain est vraiment la trousse à pharmacie de la nature : il suffit de bien malaxer une feuille de plantain pour en extraire le jus aux vertus apaisantes et de frotter la zone piquée avec ce jus. Cette technique fonctionne également avec des feuilles d’ortie écrasées (eh oui, le bien pour le mal !) ou encore des feuilles d’oseille, si d’aventure vous en trouvez dans les parages. Bien sûr ça n’enlèvera peut-être pas à 100 % l’irritation ou la douleur, mais ça l’apaisera vraiment très sensiblement et assez rapidement, vous verrez…

– Il m’est arrivé de tester un jour une feuille de sureau, laquelle a donné d’assez bons résultats sur ma peau, mais comme je n’ai encore jamais entendu parler de cette méthode, je ne peux pas vous confirmer la chose. Si qqn d’entre-vous l’a déjà testée, merci pour votre retour. Et comme le sureau pousse dans les haies souvent à proximité des orties, vous ne devriez pas avoir trop de mal à en trouver.

– Une autre astuce consiste à mouiller un sucre avec sa salive et l’appliquer sur la zone touchée. Celui-ci est censé absorber le venin. Encore faut-il avoir du sucre avec soi !

– Une grand-mère m’avait aussi donné un jour ce conseil que je n’ai pas encore testé à ce jour : frotter les parties douloureuses avec des feuilles de menthe fraîche. Il paraît que la douleur disparaît presque instantanément. Essayez, vous verrez bien !

 

 

Qui s’y frotte, s’y soigne…

Car l’ortie possède des vertus, en veux-tu en voilà ! Je ne veux pas vous les présenter toutes ici, ça serait un peu long et fastidieux. Si vous souhaitez en connaître la liste complète, je vous donne le lien d’un site consacré totalement à l’ortie et qui fait référence sur le net : http://urticamania.over-blog.com/page-1371638.html

• Mais il est utile de retenir ce qui suit, en deux mots :

Elle contient 7 à 8 x plus de vitamine C qu’une orange ! (Le champion est le cynorrodon qui en contient pratiquement 50 x plus !).

Elle est plus riche en fer que la viande rouge et possède 2 x plus de fer que l’épinard. Eh oui !!

– Elle est également très riche en protéines, ce qui en fait un aliment complet. Elle contient p. ex. plus de protéines que le soja !

– C’est un anti-fatigue formidable. Si vous avez un petit coup de pompe lors d’une balade ou d’une randonnée prolongée, n’hésitez pas à en mâcher et en avaler quelques feuilles (avec toutes les précautions d’usage bien sûr, évitons les œdèmes dans la bouche et sur la langue !!). Pour cela, pliez la feuille en deux puis en quatre entre vos doigts, serrez bien fort pour écraser les poils urticants avant de la déposer délicatement entre vos dents.

• Les bienfaits de cette plante tonique et nutritive :

– elle fortifie les cheveux et notamment les cheveux blancs, Elle est aussi très utile contre les pellicules ;

– elle fortifie les ongles ;

– elle tonifie la peau ; elle peut également soigner l’acné et l’eczéma ;

– elle aide à nettoyer le corps de nos déchets acides, elle le rend plus alcalin, moins acide, c-à-d. plus résistant face aux maladies en renforçant notre immunité ;

– elle combat l’arthrite et les rhumatismes (ah ! la fameuse flagellation aux orties bien connue !)

 La vidéo ci-dessous résume très bien les vertus de l’ortie, avec un savoureux accent en bonus :

Chaîne : FloraMedicina – Youtube

Qui s’y pose, s’y développe…

L’ortie est aussi appréciée par de nombreux insectes butineurs, certains y pondent et s’y développent, comme certains papillons. D’autres s’en servent de garde-manger, comme les coccinelles (avec les pucerons) ou les oiseaux insectivores (mésange, p.ex). Enfin n’oublions pas les herbivores (cervidés + bétail) qui puisent dans l’ortie de nombreuses vitamines essentielles à leur développement.

 

 

A écouter également :

                                                     Source : Radio Médecine Douce – Chaîne : OneWayOfficiel  –  Youtube
 

Je suis sûr que désormais vous la verrez avec d’autres yeux,  l’ortie !

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ortie

  Manger des orties, quelle drôle d’idée !

Essayez, c’est vraiment délicieux…

  
Recette de la soupe d’orties : Pour 3-4 personnes
Ingrédients :
– 150 g de feuilles d’orties (préférez les parties aériennes)
– 150 g de pommes de terre
– 30 g de beurre
– 1 grosse échalote
– 2 aulx
– 1 dl de crème liquide
– sel, poivre, muscade
 
Préparation :

1. Bien nettoyer les orties dans l’eau froide (avec un peu de vinaigre) pour enlever la terre, les petites bébètes et les impuretés éventuelles, puis égouttez-les.

2. Faites revenir l’échalote et l’ail coupés finement dans une casserole et laisser frémir à feu doux ~ 5 à 7 minutes.

3. Verser les orties + les pommes de terre coupées en petits dés dans la casserole et mélangez pendant ~ 2-3 minutes à feu moyen.

4.  Ajouter 1 litre de bouillon de légumes et porter le tout à ébullition, puis mettre à feu doux pendant ~10 minutes.

5. Laisser refroidir, puis passer le tout au mixeur.

6. Faire réchauffer le tout en y ajoutant la crème liquide, un peu de noix de muscade, du poivre et du sel.

7. Bien mélanger et servir chaud.

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Recette du Croc’Ortie (en vidéo)

présentée par Dominique Jeannot, président des Amis de l’Ortie : www.lesamisdelortie.fr

 Je vous le confirme : un super régal !! 
 
 
                                                                                                                  Source : Editions de Terran – Dailymotion 
 

Sapin ou épicéa ?

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A vue d’oeil (non exercé), on aurait souvent tendance à prendre tous les conifères de nos forêts pour des sapins, pour peu qu’ils portent des aiguilles et embaument la résine…

Or, il existe des différences sensibles entre les espèces de conifères. Voici donc quelques indices utiles pour nous aider à différencier 3 espèces parmi les plus courantes  :

 

• Le sapin    Comment le reconnaître ?

aiguilles de sapin

 

– Les aiguilles du sapin sont plates, souples mais coriaces et font penser à un peigne à dents molles. Elles possèdent 2 faces avec un bout arrondi. Elles sont insérées une par une. Quand on les arrache, on remarque une cicatrice nette et ronde sur le rameau. Elles ont aussi 2 bandes blanches sur le dessous.
aiguille de sapin

ci-dessus : dessin d’une aiguille de sapin

cônes de sapin

– Les cônes du sapin sont toujours dressés vers le haut et ne tombent jamais au sol (comme ceux de l’épicéa). Ils se désarticulent en libérant graines et écailles. Le cône reste sur l’arbre et se défait sur l’arbre ; il ne reste sur la branche qu’une pointe dressée et qui est la partie centrale : la chandelle (ou bougie).

Moyen mnemotechnique pour le reconnaître : sapino, cônes en haut !

cone de sapin

ci-dessus : dessin d’un cône de sapin

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• L’épicéa    Comment le reconnaître ?

aiguilles d'épicea

 

– Les aiguilles de l’épicéa sont plutôt rondes à 3 faces, dures avec un bout piquant. Elles font penser à l’aspect d’une brosse. Si on les fait rouler sous le doigt, on remarque bien ces 3 faces. Quand on arrache une aiguille, la cicatrice est plus profonde et il reste un petit bout d’écorce du rameau.

 

aiguill d'epiceaci-dessus : dessin d’une aiguille d’épicéa

cônes d'épicéa

 

– Les cônes de l’épicéa pendent toujours vers le bas et tombent au sol en automne.

Moyen mnemotechnique pour le reconnaître : épicéa, cônes en bas !

cone d'epicea

ci-dessus : dessin d’un cône d’épicéa

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 Comment déterminer l’âge d’un épicéa ?   Insolite mais efficace

L’épicéa, est un des rares arbres dont on puisse déterminer l’âge facilement, sans le couper. Comment fait-on ?

epicea-verticille       Source : Univers-nature

Comme il croît d’un verticille par an (groupe de branches qui partent toutes d’un même endroit du tronc), le dernier arrivé étant celui du haut, il suffit de compter le nombre de verticilles et d’y ajouter le chiffre 3 pour déterminer l’âge de l’arbre.

Par exemple ce charmant petit épicéa dessiné ci-dessus est âgé de 6 ans (3 verticilles + 3).

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 • Le sapin Douglas (ou Pin de l’Oregon)   Comment le reconnaître ?

aiguilles douglas– Aiguilles plates, plutôt molles, insérées une par une. Particularité : quand on froisse les aiguilles ça sent la citronnelle ou l’orange (type agrume).

 

– Cônes pendants avec bractées à 3 doigts qui dépassent de chaque écaille du cône.

cônes de douglas

Moyen mnemotechnique pour le reconnaître : Douglas, ça dépasse !

 

 

 

Mes chasses aux champignons

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« Un livre à la fois sérieux et savoureux à recommander à tout amateur de terre humide »… – FR3 Rhône-Alpes.

Un grand bonjour à tous les amoureux des sous-bois et des « fleurs de l’automne » !

champis 1

Aujourd’hui, laissez-moi vous parler avec un zeste d’humour, mais aussi avec une réelle passion, d’un livre nature vraiment original et hors des sentiers battus. J’ai d’ailleurs eu le grand plaisir de le ré-éditer il y a un peu plus d’une quinzaine d’années sur un véritable coup de cœur.

Son titre : « Mes Chasses aux Champignons, aventures mycologiques », par le Dr. Jules Amann.

– Ah, bof ! encore des champignons ! Mais ça va intéresser qui au juste toutes ces aventures mycolo-machins-trucs ?

Précisons d’emblée que ce livre s’adresse davantage aux amateurs avertis plutôt qu’aux débutants car il n’est pas à proprement parler un guide d’identification,  c’est-à-dire un ouvrage destiné avant tout à reconnaître les diverses espèces de champignons.

Si vous avez un jour la curiosité de vous le procurer et de le « dévorer » aussi goulûment que moi lorsque  je l’ai découvert, vous verrez qu’il est bien plus que cela. Il intéressera à coup sûr tous les authentiques amoureux de nature et bien évidemment les nombreux gourmands de champignons, car il parle avec un égal bonheur de botanique, de gastronomie, d’amitié et même de poésie.

 – D’accord, mais pour moi ç’est bon… j’en ai déjà plein de livres sur les champignons et ils sont presque tous pareils !!

En librairie, les ouvrages qui traitent de mycologie sont avant tout ces guides pratiques d’identification que je mentionnais plus haut. On y trouve généralement pour chaque espèce une description rapide avec le degré de comestibilité ou de toxicité, le nom latin et/ou le nom populaire ainsi qu’un dessin ou encore une photographie réalisée le plus souvent sur le terrain.

Mais, mis à part le côté essentiel de l’apprentissage des nombreuses espèces de champignons, (il y va bien sûr de notre santé et même parfois aussi de notre vie !!), reconnaissons que ça ne donne pas très envie de s’y attarder.

Alors que le livre dont je vous parle aujourd’hui a lui l’avantage de se lire comme un roman tant il est écrit avec une verve, une fantaisie et un humour rares, surtout venant de la part d’un auteur de formation davantage scientifique que littéraire !

– OK, mais au fait, c’est qui ce Jules… ? Enfin… je veux dire ce scientifique plutôt rigolo qui a de la verve et qui fait de l’humour sur les champignons ?

Tout de suite deux mots de présentation sur l’auteur de ce livre, le Docteur en pharmacie et en sciences naturelles Jules Amann.

Il est décédé en 1939. Mycologue de réputation internationale, il faisait partie d’une confrérie de plus en plus rare à notre époque moderne de spécialisation à outrance, mais qui était encore bien représentée au 20ème siècle, je veux parler de la famille des humanistes, c’est-à-dire celle rassemblant des gens dotés d’un large esprit universel et qui se passionnent pour de nombreux sujets très variés, d’ailleurs bien souvent avec une égale réussite.

 – Ah ! en fait une sorte de touche-à-tout génial… une graine de savant, un genre de professeur Tournesol, quoi ?

Le Dr Amann se passionnait notamment pour la pharmacie, la chimie, l’optique, les mathématiques et les sciences naturelles, mais également pour la poésie, la peinture ou encore le folklore ou la musique.

Concernant les sciences naturelles, Il est notamment l’auteur de l’ouvrage le plus complet sur les mousses, les lichens et les fougères de Suisse, ouvrage édité en 3 volumes* et qui fait encore largement référence de nos jours, c’est tout dire !  *(Flore des mousses de la Suisse – 1918).

Si vous souhaitez d’ailleurs en savoir plus sur le Dr Amann, je vous transmets un lien en bas de l’article où vous pourrez consulter une biographie plus complète sur cet attachant personnage que j’aurais pour ma part adoré rencontrer.

– OK, mais revenons à nos moutons ou plutôt… à ces fameux champignons que tu veux tellement aller chasser ! Moi je les ramasse avec un couteau les champignons, pas avec un fusil !!

Pour revenir à ce livre, Le Dr Amann aimait beaucoup les balades en montagne et bien sûr les sorties dans les bois à la découverte des nombreux champignons de nos régions. Je le soupçonne d’ailleurs de l’avoir écrit au moment de sa retraite afin de partager avec force malice et gourmandise toutes les connaissances, les notes, les anecdotes insolites et les souvenirs qu’il avait réunis sur le sujet tout au long de sa vie passionnante.

– Bon, d’accord ! « force malice », « gourmandise », OK ! Des mots tout ça !! Sinon, qu’est-ce qu’on y trouve vraiment de si épatant que ça dans ce bouquin ?

Lorsqu’on se passionne pour les merveilles de la nature, que ce soit pour les animaux, les oiseaux, les fleurs sauvages ou les champignons, on aurait tous envie d’être un jour pris par la main par quelqu’un qui connaît précisément plein de choses sur le sujet et qui vous emmène avec lui sur le terrain. Et bien c’est ce qu’a fait le Dr Amann dans ce livre en choisissant de nous décrire les aventures mycologiques mémorables de 3 personnages savoureux, qui sont en fait et bien évidemment le Docteur lui-même mis en scène de façon très vivante sous 3 portraits différents.

Au gré des chapitres, on suit constamment ces 3 personnages pleins d’humour et de truculence au coeur même de la forêt, comme un spectateur privilégié, pour les entendre se raconter avec passion les mystères des sous-bois, les astuces d’initiés et leurs découvertes insolites sur la nature et les champignons.

– Ouais, ça peut donner envie… mais, qu’est-ce que tu dis ? des « initiés » !! C’est qui exactement ces 3 types bizarres qui se baladent avec nous dans les bois ?

Ces 3 personnages un peu savants mais tendres et attachants nous sont présentés dans le premier chapitre du livre. On découvre par ordre d’apparition :

le Docteur, éminent naturaliste, qui nous dévoile avec saveur et précision les mille et un secrets sur les nombreuses variétés de champignons de nos régions ;

le Poète, rimeur fougueux, qui nous enchante par ses vers inspirés, véritable hymne d’amour dédié à la Nature (il y a même un poème en forme de champignon p. 105), photo ci-dessous ;

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Maître-Coq, cuisinier subtil et raffiné qui nous livre ses savoureuses recettes au feu de bois à déguster en toutes saisons et bien sûr toujours en amicale compagnie. (p.ex. Fricassée de chanterelles qui se décline en poème sur 3 pages dès la p.53 ou beignets de Césars. (cliquez sur les photos ci-dessous pour voir les détails).

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DSC01095– Ah, j’ai compris !! C’est un livre sérieux, écrit avec gourmandise par un mec marrant, mais qui ne se prend pas vraiment au sérieux… ou alors uniquement avec malice et poésie !

On peut voir ça comme ça ! « Mes Chasses aux champignons » est surtout un livre unique, savoureux et pétillant, écrit par un scientifique réputé, mais qui a trouvé un style littéraire alerte, simple et plein de finesse pour nous apprendre des tas de choses captivantes sur la nature et les champignons. Bref, un ouvrage de terrain qui se lit comme un roman et qui est à mon avis indispensable à tous les amateurs passionnés par ce vaste sujet inépuisable.

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Et les dessins en noir et blanc qui l’accompagnent au gré des chapitres ne sont là que pour l’égayer et le parfumer encore davantage.

– Et c’est quoi déjà le petit + dont tu m’avais parlé tantôt ?

champis livre + posterAh oui, j’allais oublier. Avec le livre, on reçoit en plus un poster couleurs en cadeau. Un poster pratique au format A3, avec des dessins très réalistes de champignons parmi les plus courants que l’on peut rencontrer dans nos bois. De quoi égayer peut-être agréablement et utilement le mur de la cuisine… par exemple ?

 – Paraît aussi qu’il a reçu un prix gourmand, ce livre sérieux ? Ou plutôt un prix sérieux, ce livre gourmand ? Enfin, explique-nous un peu tout ça !

En effet, lors de sa première ré-édition au printemps 1994, cet ouvrage a reçu le Grand Prix du Livre Gourmand de Mamers (dans la Sarthe, France) et je vous transcris ci-dessous quelques témoignages authentiques que ce livre a suscités auprès des lecteurs lors de sa ré-édition.

J’espère que vous aussi vous trouverez bientôt beaucoup de plaisir et de gourmandise à parcourir cet ouvrage vraiment hors des sentiers battus et dont il ne reste à ce jour plus qu’une petite poignée d’exemplaires disponibles.

Je vous remercie de m’avoir lu jusqu’au bout et j’attends avec impatience vos réactions et vos commentaires sur cet ouvrage ou sur cet article.

D’ici là je vous souhaite à tous de fructueuses, mémorables et succulentes « Chasses aux champignons » ainsi que de magnifiques découvertes nature tout au long de l’année.

A +

Note : Si vous souhaitez vous procurer ce livre, vous pouvez m’écrire directement pour le commander, directement par mail ou via le formulaire de contact.

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Lien biographie Dr Jules Amann : http://doc.rero.ch/record/23747/files/BCV_N_112_056_1938_136.pdf

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Extraits de presse :

« Une vraie et profonde connaissance des champignons qui permet au lecteur d’en apprendre beaucoup. Un livre très original aux illustrations d’un réalisme surprenant, un véritable petit trésor qui réjouira l’amateur pur. » – Société Mycologique de France.

« Pour une fois, l’argument publicitaire correspond à la réalité. Mes Chasses aux champignons est un ouvrage qui parle des champignons comme aucun autre… Bien plus qu’un simple guide d’identification des différentes espèces, il est un véritable manuel du mycologue passionné. » – Chasse et Nature.

« Un livre à la fois sérieux et savoureux à recommander à tout amateur de terre humide ». – FR3 Rhône-Alpes.

« Ces pages si plaisantes rendront savants tous ceux qui suivront J. Amann dans ses randonnées parfumées… » – Le Chasseur Français

« Un livre gourmand et très original qui nous raconte les champignons par le récit d’aventures mycologiques authentiques et truculentes. Un véritable panier garni… » – La Garance Voyageuse.

Mes chasses aux champignons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LES DEGATS DE L’HOMO CRETINUS !

Le choc des photos, le poids des mots :  une chanson « coup de gueule » dans la vidéo ci-dessous :

Source : Chaîne L’Esprit Nature – Youtube

L’impact des déchets abandonnés dans la nature

Outre les pollutions visuelles, les déchets abandonnés dans la nature ont un impact très important sur l’environnement.

Le temps de décomposition d’un déchet varie en fonction de l’épaisseur du matériau, des conditions climatiques (température, humidité). Biodégradable, un papier jeté dans la nature se décomposera en quelques mois, tandis qu’il faudra environ 1000 ans à une carte magnétique pour disparaître !

Certains matériaux sont inertes (verre, gravats), d’autres polluants (métaux lourds contenus dans les piles, etc.).

Les déchets jetés dans les espaces naturels sont causes de véritables dangers pour la faune et la flore

Par exemple, les bouteilles se transforment en redoutables pièges pour les petits mammifères qui pénètrent à l’intérieur et se retrouvent prisonniers, les morceaux de verre brisés peuvent blesser le gibier ou créer un effet loupe et provoquer un incendie ; même les chewing-gums sont nocifs car les animaux les avalent.

 

Ci-dessous, la très belle vidéo « Sauvetage d’une rivière » de la chaîne Passion animale et végétale sur Youtube :
De quoi vous faire une idée encore plus précise des ravages in-com-men-sur-ables de l’Homo Crétinus !

                                                                                     Source : Chaîne Passion animale et végétale – Youtube

A quelle vitesse se dégradent naturellement nos déchets ? * (par ordre croissant) :

  •   Papier toilette : 2 semaines à ~ 1 mois
  •   Mouchoir en papier : ~ 3 mois
  •  Papier journal : de 6 à ~ 12 mois
  •  Brique de lait ou de jus de fruits : jusqu’à 5 mois
  •  Journal (quotidien) : 3 à ~ 12 mois
  •  Mégot de cigarette : de 1 à 2 ans
  •  (1 mégot est susceptible à lui seul de polluer 500 litres d’eau, 1 m3 de neige est pollué par 1 mégot)
  •  Ticket de bus ou de métro : ~ 1 an
  •  Gant ou chaussette en laine : 1 an
  •  Papier de bonbon : 5 ans
  •  Chewing-gum : 5 ans
  •  Huile de vidange : de 5 à ~ 10 ans (1 litre d’huile peut souiller 1000 m² d’eau et ainsi empêcher l’oxygénation de la faune et de la flore sous-marine pendant plusieurs années. De plus, rejetée dans le réseau des eaux usées, l’huile usagée a tendance à boucher les filtres dans les stations de traitement de l’eau et perturbe les process d’épuration biologiques).

Déchets se dégradant de 10 ans à 1000 ans :

  • Canette en acier : 100 ans
  • Canette en aluminium : de 10 à 100 ans (Un adulte moyen consomme tout près de 600 canettes de boissons gazeuses par année).
  • Pneu en caoutchouc : 100 ans
  • Cartouche d’encre : 400 à 1000 ans
  • Briquet plastique : 1 siècle
  • Planche en bois (peinte) : 13 à 15 ans
  • Boîte de conserve : 50 ans
  • Récipient en polystyrène : 50 ans
  • Objet en polystyrène : 80 ans
  • Boîte en aluminium : 100 à 500 ans
  • Pile au mercure : 200 ans
  • Couche jetable : 400 à 450 ans
  • Serviette ou tampon hygiénique : 400 à 450 ans
  • Sac en plastique : 450 ans
  • Filet de pêche moderne : 600 ans

Durée de vie des déchets les plus résistants :

  • Carte téléphonique : 1000 ans
  • Polystyrène expansé : 1000 ans
  • Bouteille en plastique : 100 à 1000 ans
  • Forfait de ski : 1000 ans
  • Polystyrène expansé : 1000 ans
  • Verre : 4 à 5000 ans

* Extrait d’un rapport officiel

 

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 Déchets de chantier entre un champ cultivé et une forêt : quand on vous dit Homo Cretinus !!

 

 

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Faire du feu sans fumée

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Afin de préserver encore mieux notre environnement (moins de pollution) et aussi afin de rester parfois le plus discret possible en pleine Nature, si nous revenions à la pratique du feu « en bougie » des Amérindiens, c’est-à-dire un feu tout aussi sérieux et réconfortant, mais sans fumée…

 

LE FEU « EN BOUGIE » OU SANS FUMEE, QU’EST-CE QUE C’EST ?

Cela semble aller à l’encontre du bon sens, mais il est nettement préférable d’allumer un feu de camp (ou un feu de cheminée) par le haut, afin de faire brûler les bûches comme une bougie, c’est-à-dire la flamme au-dessus.

Je sais, nos grands-parents nous avaient appris la bonne méthode traditionnelle du feu « en tipi », avec des journaux, du petit bois, puis successivement on entassait les plus grosses bûches par-dessus. Mais lorsqu’on démarre un feu avec cette méthode, on chauffe les bûches sans vraiment les consumer : on ne fait que distiller leur bois qui émet des « condensats » (c-à-d. des gaz et des particules), autrement dit des substances pas très recommandables qui pourraient brûler, mais qui s’échappent inutilement dans la Nature (ou dans le canal de cheminée), puisque la flamme est au-dessous d’elles. Au contraire, lorsque le feu démarre par le haut, les condensats dégagés traversent la flamme et brûlent en libérant toute leur énergie.

 

TECHNIQUE DU FEU SANS FUMEE :

On prépare le feu en disposant d’abord les plus grosses bûches dans le foyer, puis on pose par-dessus le petit bois d’allumage : 3 à 4 bûchettes de sapin sec, couvrant un « allume-feu » (voir Article sur les allume-feu naturels).

Le papier-journal et le carton sont à bannir car ils émettent beaucoup de fumée. Si on a bien appliqué tous ces principes, le feu devrait émettre peu de fumée à l’allumage, et plus du tout après quelques minutes.

Le feu turbo, appelé aussi feu Apollo, technique des Amérindiens (vidéo ci-dessous) :

Source : Chaîne Théo ArtSurvie – Youtube

 

 

                                          Caractéristiques des diverses essences de bois

Essence                       Chaleur                         Braises                         Flammes                       Durée

Chêne                                forte                           très bien                         courtes                          longue

Hêtre                                  bien                               bien                               claires                         moyenne

Orme                                  forte                              bien                           moyennes                      moyenne

Charme                              bien                           très bien                           vives                            moyenne

Châtaigner                   médiocre                         peu                                hautes                            courte

Bouleau                              bien                              peu                                hautes                            courte

Épicéa                            moyenne                          peu                                hautes                          moyenne

Sapin                              moyenne                   moyennes                           vives                            moyenne

Pin                                   moyenne                          peu                                 vives                              courte

 

 

RAPPEL  :
• Avant d’allumer un feu en forêt, ne pas oublier de consulter la législation
en vigueur dans son département ou sa commune et,
dans tous les cas, bien respecter les règles élémentaires de sécurité :
• Un feu doit toujours rester sous surveillance
• Ne pas faire un feu au pied d’un arbre (attention au feu souterrain dans les racines)
• Garder de l’eau à proximité pour éteindre votre feu à votre départ.